Les petits radeaux, apprendre pour ne pas couler !

Le changement global touche tout le monde, les enfants en particulier. Parmi les effets les plus visibles, les épisodes de canicule qui se répètent et débordent maintenant régulièrement sur le temps scolaire. En 2025, l’un des épisodes les plus intenses s’est déroulé du 19 juin au 4 juillet. Et nous le savons, les bâtiments (des écoles aux logements), n’offrent dans leur immense majorité pas les conditions de protection thermique, en particulier d’été, acceptables.

Dans une libre adaptation de l’émission iconique créée en 1997 par Noëlle Bréham sur France Inter, Les P’tits Bateaux, qui recèle comme qualité première de prendre les questions des enfants au sérieux et offre des réponses toutes aussi sérieuses mais à leur hauteur, Radio anthropocène est allée à la rencontre des écoliers et des écolières de Lyon pour produire le podcast « Les petits radeaux ». Un recueil de questions sur les causes et les conséquences du changement global, soumis à des scientifiques. Une façon de créer un échange, une discussion entre les enfants (mais aussi leurs familles) et les acteur·ice·s académiques lyonnais·es. Placer les enfants dans une posture d’interrogation des scientifiques participe à les sortir d’une potentielle immobilité anxieuse et les remet a contrario dans leur capacité d’agir, et dans un rôle de transmet-
teurs : ils changent de statut.

Le plateau de Radio anthropocène s’est installé dans une première école : l’école élémentaire Jean Zay située dans le 9e arrondissement. L’école participe au projet « Aventure fraîcheur », porté par la Mission transition écologique de la municipalité avec l’ensemble des membres de la Fabrique du climat. Ce projet vise à préparer les écoles aux futures canicules, dont on sait déjà qu’elles seront plus fréquentes et plus intenses.

Vingt enfants du CP au CM2 ont pu enregistrer leurs questions, des questions qu’ils et elles avaient travaillées en amont dans leurs classes respectives. En réponse trois scientifiques ont été mobilisé.es : Yasmine Bouagga, chercheuse en sciences sociales au CNRS et à l’ENS Lyon et maire du 1er arrondissement de Lyon ; Corentin Herbet, climatologue au département de physique de l’ENS Lyon ; et Hervé Rivano, chercheur en informatique à l’Inria.