Conversation entre Bernard Lahire et Benjamin Allegrini – «On va tous créer»

Le 8 juillet 2025, à l’occasion du lancement à l’Hôtel de Ville de la première programmation de l’école de la résilience, le naturaliste Benjamin Allegrini s’est entretenu avec le sociologue Bernard Lahire. Durant cet échange, il a été question de ce que la science révèle, des traces invisibles, du social humain dans le continuum du vivant, des récits que nous construisons autour du réel. Et tout autant de manières renouvelées de “faire école” au travers de L’école des vivants cofondée par Benjamin Allegrini et Alain Damasio et d’un Institut de Science sociale du vivant que Bernard Lahire appelle de ses vœux.

Présentation du projet de l’école de la Résilience par Chloë Vidal, adjointe à la Ville de Lyon en charge de la démocratie participative

Benjamin Allegrini est naturaliste, il a exploré la faune et la flore de France avant de mener des recherches en Afrique et en Asie. Aujourd’hui, il dirige un écosystème de sociétés spécialisées en écologie, dont un laboratoire pionnier de l’ADN environnemental. Cofondateur de L’école des vivants, il signe avec L’ADN fantôme. Quand l’invisible laisse des traces (Les liens qui libèrent, 2025) son premier ouvrage, mêlant récit scientifique, anecdotes de terrain et réflexion sur notre lien au vivant. Au cœur du livre, Immeuble Zéro, une Volte-Face d’Alain Damasio, transpose en fiction les tensions soulevées par l’essai : un thriller intime qui questionne notre identité face à une Évolution que la science révèle autant qu’elle reconfigure. 

Bernard Lahire est sociologue, directeur de recherche CNRS, après avoir été professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon. Après avoir opéré un raccordement décisif entre sciences sociales et sciences de la vie en montrant que le social humain s’inscrit dans le continuum du vivant et ne se comprend que par une série de comparaisons entre sociétés humaines, mais aussi et surtout entre espèces sociales, Vers une science sociale du vivant constitue un pas supplémentaire en direction d’une science sociale du vivant unifiée.